Instagram, TikTok et YouTube ont popularisé le bivouac comme jamais auparavant. Ainsi, des millions de personnes ont découvert la nuit en pleine nature à travers un écran. Cette démocratisation reste réjouissante, mais elle a un revers.

Certains spots viraux voient leur fréquentation exploser. Par conséquent, la pression environnementale devient insoutenable. Des lacs autrefois sauvages se saturent désormais le week-end. Les traces de feux et les déchets abandonnés se multiplient. En voulant partager la beauté d’un lieu, on contribue parfois à le détruire. La géolocalisation précise et les hashtags ont donc un coût environnemental réel.

Heureusement, la communauté outdoor s’organise. De plus en plus de créateurs choisissent de ne pas géolocaliser leurs bivouacs. Certains floutent également les repères dans leurs vidéos. D’autres promeuvent par ailleurs des spots alternatifs moins fréquentés. Cette éthique de la discrétion rappelle ainsi l’essence même du bivouac : chercher le silence, pas la visibilité.